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17 nov. 2011

Histoires d'intérêts

C'est carrément le feuilleton de l'année.
Mais aussi la question à se poser régulièrement...
Où sont les intérêts dans tout ça ?
C'est vrai quoi ?
Bon, d'un point de vue comptable, financier et à peine usurier, c'est facile et simple :
  • 1,74 % pour l'Allemagne (Champion du monde !)
  • 3,5% pour la France (ah ouais ?... en dépit de son même AAA que les copains d'à côté ?... )
  • 7% pour l'Italie (malgré la nomination d'un super premier ministre tout droit sortie de la Commission et de chez Goldman Sachs)
  • 25 % pour la Grèce
Vous voyez ? Y a pas photo, non ?
Les banques qui prêtent gentiment à ces abrutis de pays surendettés qui comprennent pas qu'il faut assainir leurs comptes gagnent bien plus de blé avec la Grèce (ça c'était avant qu'elles ne fassent la découverte du Millénaire : un pays n'est pas une poule aux oeufs d'or immortel...) et l'Italie qu'avec l'Allemagne.
Ah boooon ?
Moi si j'avais le budget de l'Italie, j'aurais un peu les boules de me voir prêter du pognon à ce taux là... Je dis rien pour la France dont le taux (à 10 ans) se rapproche douuuuucement de celui d'un bête prêt immobilier à 15 ans...
Que cela soit clair, augmenter les taux d'intérêt des prêts, ça rapporte. A ceux qui prêtent.
Au cas où on aurait oublié les bases élémentaires...
Et comme le Super Traité de Lisbonne interdit à la BCE de prêter, y a comme qui dirait pas de concurrence aux banques privées pour prêter aux états...
Oooooooh ?... C'est ballot dans le paradis du Marché Libre et Non Concurrentiel, hein ?....
Donc, toutes nos copines les banques que nos états aident régulièrement (et ne doivent pas pour autant empêcher de faire du blé en rond) ont un certain intérêt à ces taux d'intérêt...
Comme pour le fumeurs qu'on culpabilise depuis des années et qu'on ne veut surtout pas complètement dégoûter de consommer et cramer leur blé, on comprend pourquoi les plans divers et avariés qu'on nous sert depuis 20 ans n'arrivent pas à liquider la Dette.
Parce que les prêteurs n'y ont pas intérêt...
Quant aux vilain spéculateurs (sur lesquels Saint Nicolas a dit que ça ne servait à rien de taper), et bien ils font leur boulot. Ils spéculent. Font du pognon à court terme.
Alors comme la Grèce ne rapporte plus trop, ils se rabattent sur le client/pigeon suivant... et quand le suivant sera lui aussi plumé, ça sera au tour du suivant...
Je suis sûr qu'il y a mieux à faire que regarder passer le train et rentrer la tête dans les épaules au moment de l'impact avec le mur... mais je dois être un peu trop con....

1 nov. 2011

Grande Braderie

Je voulais appeler ça "Farces et Attrapes"...
Ou Tragicomédie...
Et puis je me suis dit que tout le monde en parlait, tout le monde s'en foutait aussi...
Que ça valait pas le coup de pondre deux lignes de plus.
Mais j'ai craqué.
Je suis faible

Deux ans que ça dure.
Tragédie grecque et tout le tralala...
Elle est européenne cette tragédie. Mondiale même.
Pathétique et pas du tout comique.
Au début il y a l'état pitoyable de la Grèce, de la manie qui y règne de planquer du pognon là où l'état ne risque pas de le trouver et de 300 Milliards de dettes publiques.
300.
Alors on (les gros de la zone Euro, Allemagne et France en tête, mais aussi le bon FMI et tout le toutim) leur a dit que ça suffisait comme ça qu'il fallait arrêter de péter plus au que son fut et rembourser aux créanciers... privés...
Et oui : parce que les créanciers qui bouffent de la dette publique grecque c'est les banques européennes (françaises et allemandes notamment).
On a donc créé un Bidule pour garantir que les pays allaient pouvoir s'en sortir. Pas leur préter du pognon. Nooooon... Les banques s'en chargent à un taux défiant toute concurrence libre et non faussée.
22% si je ne m'abuse dans le cas de ce pays de voyous anarchistes qu'est la Grèce.

Pourquoi ?
Ben parce que personne d'autre ne peut prêter à un état évidemment. Surtout pas la BCE.
C'est écrit noir sur blanc dans le Traité Constitutionnel européen.
Je regrette pas d'avoir voté contre, moi !

Donc après bien des péripéties, des drames à deux milliards, des opérations de sauvetage in extremis, la Grèce et la Zone Euro sont sauvées.
Si si.
Bénis soient Nicolas, Angela et tous les autres saints.
Dont les heureux et bienveillants donateurs.
Si si.
Parce que la BCE ne doit pas prêter. Ni le FMI (on se demande à quoi il sert d'un coup).
Mais les banques (qui ont vu la dette restructurer comme ils voulaient justement à tout prix éviter pendant ces deux ans de psycho-drame de série Z).
Et aussi le fleuron de l'économie mondiale.
Et de la démocratie.
La Chine et la Russie.
Comme si ceux là allaient prêter le moindre Yuan sans demander quelque chose en échange...
Angela peut se féliciter.
Nicolas se prendre pour le sauveur.
On n'est pas sortis de la merde.
L'avantage c'est que celle là sera tout sauf démocratique et morale...
Mais nous n'avons pas voté pour cela, nous le peuple du fonds du trou...
A votre bon coeur !

12 août 2011

Incendies et Pyromanes

C'est chouette la vie.
Celle de grand de la finance plus que celle de petit voyou de Tottenham.
On peut jouer à plein de trucs excitants au possible.
La Roulette Russe.
Les Montagnes Russes aussi.
Un jour c'est la fin du monde, un autre on est sauvés et tout va bien.
Un jour on a besoin d'aide et d'assistance, un autre on impose sa loi du plus fort à ce monde de fourmis.
Un jour on brûle des centaines de milliards d'Euros juste pour rire (à moins que ce ne soit pour pleurer ?), un autre on ramasse un petit pactole, ni vu ni connu. Et après sans doute, on se servira une petite coupe de champagne (ou deux barriques) et une petite prime-bonus bien méritée.

Alors que le hooligan de Hackney, lui il a pas grand' chose à dire et encore moins à faire.
C'est parce qu'il est malade sans doute.
Il a en lui ce cancer de la société du troisième millénaire qu'est la pauvreté. Pas intellectuelle, culturelle (ou peut être, mais peut on le lui reprocher ?). Juste la pauvreté tout court.
Et pas d'horizon, pas d'espoir, pas d'ambition ni d'envie.
Alors il s'occupe comme il peut et quand il pète un plomb il brûle des voitures, des magasins et des immeubles.
Je dis pas que c'est bien.

Mais que le bon peuple qui se lève tôt et travaille se rassure : le jeune encagoulé voleur de Ipad et de bières ne restera pas impuni. On l'attrapera, c'est promis juré. On le jugera. Et on lui fera passer le goût de la bière pas chère. Non mais. On légifèrera même pour allonger la possible durée de sa peine. On enverra l'armée. C'est important de rétablir l'ordre public.
Et on ira même jusqu'à débloquer des fonds pour tout réparer.
Pas pour remettre à flot les services sociaux et de police de proximité qui ont subi des coupes franches et massives pour sauver le pays.
Faut pas déconner tout de même. "C'est pas avec des murs d'argent qu'on résout les problèmes" a dit ce brillantissime Premier Ministre qui a même été jusqu'à écourté ses vacances (comme il l'avait fait de son voyage en Afrique quand ça sentait un peu la merde dans son arrière-cour avec les histoires nauséabondes de News of the World de son pote et généreux donateur Murdoch).

Je critique pas le côté Farce.

A peine.

Parce que si on doit emprisonner des sales terroristes en herbe pour le port de la cagoule, pourquoi on ne fait rien pour ceux qui portent des cravates, crament des centaines de milliards, foutent l'économie en miettes et envoient des milliers de gens dans la rue ?...

Je me demande

10 août 2011

Panique sa Mère

On vous l'avait dit et pourtant vous n'avez pas voulu nous croire.
Comme des gentils moutons vous êtes restés au bord de l'eau et n'avez pas été vous planquer quelque part ni même dans votre agence bancaire locale pour vider tous vos comptes et en mettre le contenu à l'abri.
Et voilà : c'est la panique à Wall Street et partout dans le monde rutilant et flamboyant de la haute finance et l'économie du troisième millénaire.
C'est la Cata et ça flambe même à la City et dans les rues avoisinantes.

Rassurez-vous : ce ne sont pas les gentils cols blancs traders qui foutent le feu, mais seulement des méchants voyous assoiffés de sang et de pognon qui cassent tout et veulent foutre le souk. Des pauvres. Des pirates. Des inconscients de l'ultra gauche violente.
Rassurez-vous aussi, la police, l'armée et la Fed' ont les choses bien en main. Elles vont d'ailleurs mettre ladite main au panier pour soutenir les bourses flageolantes...
Il n'y a guère de doute que dans quelques temps, les cours vont revenir à leur niveau croustillant et que les joueurs vont ramasser le pactole... pendant que les chômeurs iront plus nombreux rendre visite à Pôle Emploi ou se demander ce qu'est devenu le SAMU Social.
Comment ça je rigole et c'est mal ?
Il faut pas se moquer de ceux qui souffrent ?
Ni pisser sur les cons ?
Ah ben mince alors.

Mais en même temps, les bourses ne servent plus à grand chose ces derniers temps. Pas à ce qu'elles sont sensées être initialement. Des sources de financement pour les entreprises qui veulent se développer, voire démarrer.
Non non : c'est juste un immense terrain de jeu virtuel pour faire tourner de l'argent virtuel lui aussi et rapporter un max à ceux qui se contentent de faire tourner dans la plus grande opacité et liberté. Une arène sans foi ni loi que celle du plus fort et du plus impitoyable à spéculer sur tout et n'importe quoi.
J'exagère à peine.
N'empêche que le grand jeu du "même pas peur" est en passe de faire s'écrouler ce joyeux château de cartes et que ça ne me dérange pas.
Et dans leur immense intelligence, y en a même qui disent que c'est la fautes des politiques qui ont pas su résister à la chanson lancinante des groupes de pression...
Sans rire ?...

Vous allez dire que des pauuuuuvres investisseurs vont en souffrir et sauter, mais j'y crois plus.
Les capitalistes du troisième millénaire assument parfaitement leurs risques et leurs pertes : dès que la banque est sur le point de sauter, elle appelle à l'aide l'état et lui demande (gentiment mais fermement) de lui prêter de quoi tenir jusqu'à la prochaine prime-bonus-cadeau. Sans aucune promesse de réparer le mal ni encore moins d'éviter que ça se reproduise à l'avenir. Faut pas déconner.
Si si.

Mais si c'est les états qui déconnent eux, là c'est pas du tout la même chanson : on les note, on les engueule, on exige d'eux qu'ils se coltinent enfin des réformes dignes de ce noms et limitent leur train de vie de sénateur, voire de fonctionnaires surchargés de privilèges dignes d'un autre temps.

Il y a l'Islande à la rigueur. Mais on n'en parle pas. Parce que ça foutrait le désordre et risquerait de donner de bien mauvaises idées au monde. L'Islande où le mauvais peuple a voté. Au Référendum "voulez-vous bien filer votre pognon pour renflouer les banques anglaises qui ont fait n'importe quoi chez nous et sont à la ramasse ?", les islandais ont juste dit "Fume".
Et c'est marre.
Pas de troisième guerre mondiale, pas d'annexion de l'ile par le FMI, pas de plans de rigueur drastiques qui ne servent à rien.
Juste un volcan qui a toussé.
Mais la Banque Mondiale n'est pas sûre que cela soit corrélé avec ceci...

Pourquoi ça me fait marrer cette apocalyptique semaine qui fait sortir nos moutons dirigeants de leurs villégiatures dorées comme les loups apeurés du bois ?

18 juil. 2010

Rassurer les Marchés

Le Premier Sinistre l'a dit.

Il en a même lâché le Gros Mot que tout le monde évitait soigneusement depuis des mois (c'est ça le Pouvoir Absolu du Roi... il peut même abolir certains mots du vocabulaire !)
Donc la France est enfin gouvernée par un Gouvernement à poigne qui va enfin prendre les mesures qui s'imposent.

Les mesures de Rigueur.
Hourra !!!!
Jouez hautbois, résonnez musettes !
En voilà une bonne nouvelle qui va rassurer les Marchés.
Parce qu'en réalité, c'est ça le mot d'ordre : calmer les vrais patrons du monde, ne pas les empêcher de profiter pleinement de leurs vacances aux Seychelles, rentrer (enfin !) dans le rang docile des moutons qui suivent gentiment les directives dogmatiques du FMI.
Il fut un temps où certain ministre de l'intérieur (des avec un accent rigolo pour nous faire moins peur, avant qu'on aie le modèle "nain bondissant omni-présent") se vantait de "terroriser les terroristes", parce qu'on ne négocie pas avec cette engeance-là : on les "poursuit jusque dans les chiottes" (ça c'est un autre modèle de démocratie participative obligatoire qui l'a dit)...

Mais avec les terroristes du CAC, des salles de cotation ou autre preneurs d'otages de l'Euro (et des proies faciles comme la Grèce ou l'Espagne...), on fait preuve d'un peu moins de fermeté. Un peu plus de douceur. De compréhension. C'est bien normal après tout : on a été dans les même écoles privées pour rupins, dans les même coktails à l'Ambassade ou au Ministère (tant qu'à faire autant que ça soit le contribuable qui paie les petits fours... le goût en est meilleur !), dans les même réceptions-distributions de Madame B.
On va pas se faire du mal entre gens de bonne compagnie.
Et les grouillots qui ont perdu leur emploi, leur pouvoir d'achat (déjà heureux qu'ils en aient un...), leur hôpital de proximité pour soigner leurs affections de pauvres, leur école, leurs espérance ? Ceux qui vont travailler plus longtemps pour gagner moins (et aussi pour que les Marchés sachent qu'on fait gentiment ce qu'ils demandent...) ?

Pas grave du tout.

L'essentiel, on vous l'a dit et répété (bandes de cons sourds et aveugles), c'est de rassurer les Marchés.
Libres et concurentiels.
D'ailleurs ça a l'air d'aller moins pire pour eux :

Pour eux la Crise a l'air de s'être assez bien passée...
Pas vous ?

Meci qui ?...

11 mai 2010

Elle est pas belle la Bourse ?

Alors ?
Heureux ?...
700 Milliards d'Euros de promesse de don du Télécon Euro-Groupe le dimanche.
Et hop !
+10 % au CAC40 le lundi.
+5% sur le marché de Londres, pareil à Francfort
Plue de 10% à Madrid, Rome, Lisbonne, Athènes...
Y a que New York qui est à la ramasse de cette monté vertigineuse : +3% seulement...

Tout va bien alors ?
C'est parce qu'on s'était beaucoup inquiétés pour tous ceux qui avaient beaucoup perdu la semaine dernière...

Comme quoi, rien ne vaut un bon incendie pour faire monter l'adrénaline, accourir les pompiers de service et engranger un max de bénéfices...

Et oui : on ne se refait pas !

Boooooon... on cherche toujours une quarantaine de milliards à prêter à la Grèce, mais ça c'est une autre histoire...
Sans aucun rapport avec les 11 milliards d'Euros échangés hier sur le CAC (personne ne nous dit clairement combien se sont échangés sur les autres bourses... mais ça doit bien faire dans les plus de quarante en tout, non ?....)

Et toujours sans aucun rapport, les salariés et autre contribuables de base de la zone Euro et assimilée vont subir des plans de rigueur à répétition, voire de réduction budgétaire, voire d'annulation de promesses sociales, voire plus si affinité...

Comme quoi, on ne peut pas aider tout le monde, hein ?...
Le Marché Libre et Concurrentiel (quand tout va bien) et les humains qui en subissent les conséquence en bas de l'échelle alimentaire...

12 févr. 2009

Des Chiffres


Regardons un peu les résultats de nos belles entreprises du CAC en ces temps agités de CRISE Financière et de Dépression de l'Economie Réelle :
  • Total : Bénéfices de 14 Milliards d'Euros
  • Renault : Bénéfices de 599 Millions d'Uros (tout de même)
  • PSA : Pertes de 343 Millions d'Euros
  • BNP Paribas : Bénefice estimé de 3 Milliards d'Euros (Ah qand même ?)
  • ArcelorMittal : Bénéfices de 6.4 Milliards d'Euros (seulement ?)
Et tout ça se traduite par des réactions évidemment saines et compréhensives de la part de ces fleurons de l'Economie de Marché :
  • Total : ne sait pas bien comment dépenser toute cette tonne de fric. Les actionnaires ne seront pas oubliés... ainsi que les français à la ramasse qui se chauffent au fioul et qui auront droit à une "prime de cuve"... en revanche rien pour les pigeons qui ont payé l'essence au "juste prix" affiché par les pétroliers au plus haut du cours du baril et ont financé ce bénéfice record (souvenez-vous du "le pétrolé ne peut que rester à un niveau élevé de l'été 2008"... un best seller de la mauvaise foi de la libéralisation des prix !)
  • Renault : demande quelques Millions d'aide à l'Etat, mais aussi à de ses salariés de partir volontairement (forcément : c'est à cause de cette putain de Crise que la fin d'année a été si dure... en dépit du coup de pouce à la Casse Consumériste de Fillon...), après les avoir mis au chômage partiel
  • PSA : idem que son concurrent qui lui fait des bénefs, mais 10000 pékins renvoyés dans leurs buts
  • BNP Paribas : va quand même demander une nouvelle sucée d'Aide à la Finance à l'Etat tout en versant un dividende "symbolique" (15% de distribution) pour ne pas "ternir son image". C'est vrai qu'avec les Subprimes les banques ont une chouette image à garder...
  • ArcelorMittal : ben va falloir fermer les gars (même Gandrange, si cher à Sarko) ! On a fait bien 2 Milliards de moins que prévu en fin d'année ! Alors on arrose les actionnaires de dividendes (les pauvres ! Moitié moins qu'en 2007 ! Vous rendez-vous compte). En revanche, dans son infinie bonté, M'sieur Mittal (qui empoche la bagatelle de 2 Milliards) promet de ne pas pousser plus de 9000 personnes à partir... Ouf !
Dans l'ensemble, on ne va pas trop pleurer sur le CAC, ses actionnaires qui ont été si gravement touchés par la Crise des Subprimes et de l'Economie Réelle. Juste râler sur l'absence de sens commun à nos décideurs aux ordres et leurs médias .Heureusement qu'il leur reste le parapluie fiscal et quelques milliards pour se consoler de leurs pertes...
A nous il reste la rue, pour dire comme en Guadeloupe :
Halte à ce putain de profit à tout va qui ne profite au'aux riches !

19 déc. 2008

C'est LA CRISE, ma pauvre Dame !

Et oui : tout fout l'camp.
La Crise a débarqué dans nos campagnes, avec ses cohortes de ses féroces soldats qui mettent à mal nos usines et nos compagnes...

La fin du monde je vous dis.

D'abord cette horreur financière qui s'est répandue sur le monde comme la misère sur le bon peuple indolent et affamé.
Puis nos fleurons de l'Industrie et même du Bâtiment que nous croyions à l'abri derrière le même mur qui nous avait jadis protégé du Nuage de Tchernobyl (encore un coup de ces rouges de russes sans doute !).
Et maintenant la France (qui s'est vaillamment défendue, il faut bien le dire) est jonchée d'usines partout frappée par le malheur, balayées par l'adversité... Pauvre France. Heu... disons plutôt pauvres cons que nous sommes de croire que la Crise du système financier s'est ainsi propagée à l'économie réelle.
Un petit rappel historique s'impose avant de sombrer dans l'hystérie :
  • Janvier 2007 : le Baril de Pétrole s'échange à New York autour de 60 $. Tout va bien.
  • Août 2007 : une complexe histoire de subprimes perturbe un temps seulement le monde de la finance. Tout va bien : les Banques Centrales sont intervenues, bénies soient elles, et l'incendie est circonscrit aux marchés financiers US seuls. Ouf !
  • Juillet 2008 : le Baril frôle les 150 $. C'est à cause de ces salauds de chinois et d'indiens qui veulent tout faire comme nous et ont décidé de devenir les premiers pollueurs de la planète. Y a rien à faire pour faire baisser ce prix, ma pauvre dame.
  • Août 2008 : même si le dollar reste faible par rapport à l'Euro, les français (qui sont pingres et accros à leur foutu "pouvoir d'achat") limitent leur mode de déplacement et la consommation de carburant baisse de 12 % par rapport à 2007.
  • Septembre 2008 : la Crise des Subprimes balaie tout sur son passage et le monde financier s'envoie en l'air. A part Lehman Brother et quelques calamiteuses banques d'affaires qui le méritaient bien, l'Economie Réelle ne sera pas touchée (promis, juré, craché).
  • Décembre 2008 : en dépit des chinois qui sont toujours aussi nombreux et pas encore tous touchés par la CRISE, le Baril est à 40 $. Allez comprendre pourquoi puisqu'on vous a dit et répété, bandes de connauds de gauchistes, qu'il n'y avait pas de spéculation sur lé Pétrole, le Blé, le Riz, le Lait et autres produits de première importance ?
  • Décembre 2008 : on a une mauvaise nouvelle pour vous, les gars. La CRISE financière a touché la vraie économie. Et il faut que les usines de Renault, de Valéo et autres bouseux de l'industrie automobile ferment ou passent en chômage partiel (ça a commencé en octobre mais à doses homéopathiques pour qu'on s'y habitue...). C'est mieux pour les vrais travailleurs qui doivent encore toucher un vrai salaire, mais de plus en plus faible (en même temps, qu'ils se plaignent pas : l'essence est vachement moins chère à la pompe !). Mais rassurez-vous : il sera distribué un dividende à nos chers actionnaires qui ont beaucoup souffert pendant la Crise des Subprimes.
  • Décembre 2008 : les français ont rien compris. Alors qu'on leur dit qu'ils peuvent consommer et que l'Etat va déverser des milliards dans les banques, l'industrie automobile et le bâtiment (milliards qu'il ne voulait pas mettre dans la Poste ou les hôpitaux auparavant), la consommation de carburant (pour le voitures et le chauffage cette fois) baisse encore de 12 %.
En clair c'est uniquement à cause de la Crise que nos industries de pointes (Renault, Valéo & Co qui n'ont fait de la recherche et développement que du dividende depuis des années...) licencient ou stoppent le travail. Pas du tout parce que les Français (qui sont moins cons qu'on veut bien le croire) ont enfin compris qu'il était temps de changer de mode de vie. De moins faire marcher la voiture pour que la planète parte moins vite à la dérive (ainsi que leur portefeuille). C'est le comportement des citoyens-consommateurs qui a enfin évolué... mais pas celui des décideurs et des actionnaires !

En résumé, elle a bon dos la CRISE. Pour justifier un nettoyage par le vide et des dégraissages par centaines des emplois en France. Dans un même temps Renault, Valéo et les autres mettent des salariés au chômage partiel, réclament de l'aide de l'Etat... et ne sont absolument pas sûrs de ne pas distribuer des Dividendes. Etonnant, non ?...

18 déc. 2008

Bernard Maddof : Héros ou Pirate ?

L'ex-patron du Naze D'acc a été pris la main dans le portefeuille d'actions.


Pour avoir grugé un tas d'épargnants (pas du tout petits les épargnants en question aux vues des montants des pertes qui se chiffrent en Milliards de Dollars...) en montant une arnaque vieille comme le monde de la Finance : une pyramide.

Pour les réfractaires aux méandres financiers, disons qu'une Pyramide c'est une escroquerie consistant à faire financer les plus-values des premiers investisseurs par les investissements des seconds investisseurs (qui sont sensés être plus nombreux que les premiers, attirés par les bénef' colossaux dont leurs ont justement parlé leurs prédécesseurs). Le système se cassant la gueule lorsque tout le monde veut retirer ses billes en même temps et que plus personne ne veut en remettre.

Tous ces Milliards ça veut dire quoi ?

Plus grand ' chose.
C'est à se demander si le monde n'est pas dingue à force de manipuler des sommes si colossales qu'elles suffiraient à effacer le PIB de n'importe quelle nation en voie de développement. Autrement dit, pendant que certains cherchent de quoi survivre, d'autres ne savent plus quoi faire des milliards accumulés par Papa, Maman, la Bonne et Moi et courent après toujours plus.
Dans cette course au "plus plus plus", les sommes mises en jeu (de façon virtuelle, rassurons nous !) sont tellement énormes qu'elles ne veulent guère dire mieux que les milliers de Milliards mis au tapis par les gouvernements libéraux européens, américains et asiatiques pour sauver la Finance et sa cousine pauvre l'Industrie.
Pour ceux qui rattachent encore l'argent à cette vieille notion dépassée qu'est le travail et le salaire, disons que 50 Milliards de dollars correspondent à 2870000 ans de smicard (en prenant le SMIC annuel brut 2008 et un Euro à 1.4 $). Y a encore tellement de chiffres que je l'approxime en français : un peu moins de trois millions d'années... Ou encore un peu plus d'un millions sept cent milles ans de salaire moyen 2006 (l'INSEE n'ayant pas publié ce chiffre depuis cette année... mais je ne suis pas sûr qu'en ces temps de forte croissance, ce fameux salaire moyen aie augmenté autant que le PIB...).
Effarant, non ?...

Que des "investisseurs" ou des banques d'affaire aient perdu ces sommes astronomiques ne me fait absolument pas bondir.
Ils on joué ? Ils ont perdu ? Tant pis pour leur pomme.

Et comment c'est possible ?...

C'est vrai, quoi : comment un tel zigoto a-t-il pu jouer comme ça avec le pognon des autres sans se faire chopper par le gendarme de la bourse US (le SEC que ça s'appelle) ? En étant considéré par tout ce beau petit monde comme un gentil garçon propre sur lui et fiable. Pote avec le Ministre de la Justice (ou presque puisque c'est le fiston dudit Ministre qui appartenir au bataillon d'avocats assurant la défense du pauvre Bernard...).

Petits arrangements entre amis ? Il est vrai que les enquêtes de la SEC n'ont pas été pléthores et que de la même manière que les agences de notation n'ont pas embêtés les géants de la Finance sur les Subprimes, on n'allait pas empêcher Bernard de faire du business, hein ?.... Du Business juteux puisque très rares sont les stars ou autres richissimes qui n'ont pas cédé aux sirènes du bénef juteux (sans parler tous les pros de la finance qui se sont jetés comme la misère sur le peuple sur cette arnaque vieille comme le monde, ce qui prouve les limites de leur compétences si vantée par ailleurs...).

On s'en fout !!
Maddof est coupable d'avoir voulu piqué du frics à ceux qui en avait trop.
Coupable d'avoir été assez crétin pour s'être fait chopper.

Mais n'oublions pas que ce n'est pas la vraie question : la vraie question est :
A quoi peuvent bien servir ces sommes astronomiques virtuelles quand des millions de vraies personnes crèvent de faim dans la vraie vie ?!!!


8 déc. 2008

L'Argent ne fait pas le Bonheur...



... c'est un fait connu de tous...
Surtout de ceux qui en manquent !

Mais il serait temps qu'ils ouvrent enfin les yeux et qu'ils se rendent compte qu'il ne fait pas le bonheur de ceux qui en ont de trop !
A commencer par les multinationales et multimilliardaires qui ne savent pas quoi faire de leurs liquidités et dividendes. Etonnant, non ?
C'est pour cela qu'ont été inventés la plus belle chose après la roue : le paradis fiscal (plutôt que de les ré-investir dans l'avenir réel).

Quand on a des bénéfices assez conséquents pour racheter quelques pays en voie de disparition ou éradiquer la famine dans une bonne partie du monde, ça serait tout de même dommage d'en refiler une bonne partie aux incompétents de l'état, non ? D'où l'invention de cette merveille de créativité qu'est le Paradis Fiscal.

Tout le monde pense cocotier, bananier et plage de sable fin à l'évocation de ces paradis, mais il serait temps de rappeler qu'ils sont une centaine à exister, dont la City londonnienne, Wall Street, quelques îles anglo-normandes bien situées presqu'au coeur de l'Europe du Marché libre et concurrentiel...

Et que c'est pour écouler, faire fructifier ou simplement placer hors de portée du fisc ces liquidités qui encombrent les malheureux riches que tout un tas de produits financiers ont leur raison d'être (sans parler de blanchiment plus ou moins propre...) ! Ce qui a pour double effet catastrophique d'engendrer un Cancer Financier difficilement contenable et aussi d'assécher les capacités des Etats (sans impôt sur les bénefs, guère de moyens de construire l'avenir par des routes, des hôpitaux, des écoles... voire sauver les Banques de la déroute...).

Notre Super Prez' c'est fait fort de faire bouger le Mooooonde à ce propos... et le G20 n'a accouché de rien de nouveau à ce sujet. Normal puisque chacun des membres avait intérêt à ce que ces paradis perdurent (intérêt financier, bien sûr) !!

Encore un coup d'épée dans l'eau, quoi.... et l'eau y en !

Comme on peut le voir sur cette carte (datant un peu) due à la vigilance nos amis d'ATTAC (on peut y rajouter des destinations de rêves aujourd'hui : New York, London, Jersey... mais la tendance européenne est plutôt à en faire disparaître des listes "officielles" ! Allez savoir pourquoi ?...)

7 déc. 2008

Tout va très bien

Putain, deux ans !

Deux ans déjà que je n'ai pas trempé la plume dans l'acide nitrique...
Et que ça n'a manqué à personne...
Tant pis et tant mieux.

Entre temps, le
baril est passé à 150 $ à cause de la demande et des pays émergents qui consommaient trop (oh ! les vilains chinois et indiens qui en font qu'à leur tête)... puis est retombé à 45$ en pleine crise (quand ceux qui s'enrichissaient jusque là avec l'or noir ont eu soudainement besoin de liquidités moins sombres... allez comprendre pourquoi !). En même temps le prix dudit pétrole aura eu le mérite de faire bouger leur derrière à un grand nombre de consommateurs qui ont enfin décidé de moins faire brûler la planète...

Le Casino royal de la toute belle
finance en a aussi profité pour valser dans le décor. Que ça me fait de la peine de voir tous ces donneurs de leçons libérale d'avant-hier chercher une nouvelle religion à faire avaler pour mieux récupérer des profits pharaoniques...

L'
économie tourne en bourrique, mais le modèle reste le même : accumuler un max de profit en haut de la pyramide grâce à la consommation abrutie de la masse obéissante. Avec ou sans crédit (mais avec c'est mieux... puisque ça rapporte à la sphère financière soudain en panne d'inspiration pour inventer un nouveau produit incompréhensible et inutile à autre chose qu'à faire du bénef'...)

Rien de bien mieux sur la
faim dans le monde (si ce n'est que les cours du blé devraient baisser... devraient... un jour...), sur la planète qui part en vrille (et qui va continuer en attendant que nos super Prez' & Co aient résolu leur petit problème passager de liquidités...

J'ai bien fait de mettre ma plume en sommeil.

Je me sens un appétit d'Ogre pour croquer le paysage édifiant du moment.

A la
Sauce ROUGE bien sûr !!!!

Dans un épisode à venir, on parlera de l'école en déroute, de la planète qui va guère mieux, des rêves tués dans les têtes de nos enfants et peut être de sujets plus gais...